Cuisine Qui Coupe

Le bon geste demande le bon outil. Pas dix, le bon.

Mandolines, coupe-légumes et blocs à couteaux

Un légume mal coupé cuit mal, et c'est la raison la plus fréquente d'un plat raté sans qu'on sache pourquoi. Des morceaux d'épaisseurs différentes ne finissent jamais en même temps : quand les plus petits sont cuits, les plus gros sont crus, et l'inverse quand on prolonge. La régularité de la coupe compte donc plus que la puissance du feu.

D'où l'intérêt d'une lame guidée. Une mandoline ne coupe pas mieux qu'un bon couteau dans une bonne main — elle coupe **pareil à chaque passage**, ce qu'aucune main ne fait sur un kilo de carottes. Le gain n'est pas la vitesse, c'est l'égalité.

Le deuxième sujet de ce rayon est l'entretien du fil. Un couteau perd son tranchant surtout dans le tiroir, en tapant contre les autres ustensiles — pas en coupant. Un bloc ouvert, où les lames ne se touchent pas et sèchent à l'air, prolonge un couteau bien plus qu'un affûtage de temps en temps.

Et le troisième, qu'on oublie : ce qui se nettoie mal finit par ne plus servir. L'entre-dents d'une fourchette, les fentes d'un coupe-légumes, le capot d'un écailleur. Un objet qu'on renonce à laver retourne au fond du placard.

À lire aussi : nos rayons **Cuire sans surveiller** et **Emporter sans renverser**.

La collection · 5 pièces